Économie

Que nous réserve 2012?

Par Réjean Dancause, Adm.A., F.CMC, ASC, président du Groupe Dancause et associés inc., conseillers en stratégies d’affaires

Même les optimistes ont du mal à voir 2012 comme une année marquée par la croissance économique et par des résultats financiers mirobolants. Mais tout n’est pas négatif. De nombreuses entreprises voient dans le plan Nord de nouvelles occasions d’affaires extraordinaires. Plusieurs fourbissent leurs armes pour devancer la concurrence dans la course aux « affaires juteuses » que cet immense projet rendra possibles.

Perspectives mixtes pour les marchés québécois et canadiens

Pour la plupart des entreprises, notamment celles actives sur les marchés québécois et canadiens, les perspectives sont mixtes. La demande pour les produits « exportés » vers les provinces de l’ouest canadien est bonne et demeurera forte en 2012. L’économie de l’ontario reprenant de la vigueur présentera aussi un potentiel de croissance malgré un certain ralentissement dans le domaine de la construction domiciliaire. Au Québec, la demande interne connaitra un ralentissement plus ou moins important. dans le domaine de la construction domiciliaire, la SCHL prévoit un ralentissement de plus de 10 % de la demande par rapport à 2011. La « non-croissance » démographique québécoise commencera à faire ses effets et ce phénomène ira en s’accélérant au cours des prochaines années, mais sera en partie compensé par une augmentation de la demande de la rénovation domiciliaire.

Statu quo pour les exportations vers les États-Unis

Pour les entreprises qui exportent vers les états-unis, l’année 2012 ne sera guère meilleure que celle qui vient de se terminer. Les facteurs qui pourraient sonner la cloche de la reprise ne sont pas en place. La demande des consommateurs ne redémarre pas vraiment et le ralentissement de l’économie mondiale va limiter la croissance des ventes à l’exportation des entreprises américaines. Le niveau du chômage, qui est encore et toujours supérieur à 9 % (taux officiel, mais 14-15 % pour le taux officieux), va freiner la croissance de la demande pour les biens de consommation courante. Quant à la construction, elle devra attendre encore au moins une autre année pour absorber les logements laissés vacants depuis leur construction au cours des années 2005 à 2007.

Diversification des marchés à l’exportation

Pour mieux assurer leur croissance future, les entreprises manufacturières devront continuer à diversifier leurs marchés à l’exportation. Les pays de l’amérique du sud (Brésil, argentine et chili en particulier), dont le potentiel de croissance est élevé, sont une option. en europe, malgré les problèmes colossaux des états, il existe des créneaux dans lesquels les produits d’ici présentent beaucoup d’intérêt. pour les entreprises pouvant tolérer un niveau de risque plus élevé, les pays asiatiques, autres que la chine et l’inde, présentent des occasions d’affaires porteuses d’avenir.

Quatre défis de gestion interne

En 2012, il y a quatre enjeux de gestion interne sur lesquels il faut se pencher avec encore plus d’attention : la gestion des ressources humaines, la commercialisation (markéting et vente), l’innovation et la productivité (il faut impérativement réduire les couts pour devenir plus concurrentiel).

Les années se suivent et les défis continuent d’être de plus en plus costauds et 2012 ne fera pas exception à la règle.

2011 : un optimisme modéré est de mise

Chronique rédigée par Réjean Dancause, Adm.A., FCMC, ASC, président du Groupe dancause et associés inc., conseillers en stratégies d’affaires

Janvier 2011

Tant et aussi longtemps que nos voisins du Sud ne seront pas vraiment sortis de la crise économique dans laquelle ils vivent depuis 2007, il est peu probable que nous assistions à une « vraie » reprise chez nous. La reprise de l’économie américaine va passer par la relance de la demande dans le domaine de la construction neuve. Jusqu’à dernièrement, les experts la prévoyaient pour 2011, désormais ils parlent plutôt de 2012. La crise dans le domaine résidentiel aux États-Unis est plus profonde et plus grave que nous, observateurs canadiens, ne le pensons. En fait, c’est une catastrophe nationale pour laquelle tous les Américains n’ont pas sitôt fini d’en payer le prix.

Pendant ce temps, notre marché domestique se porte plutôt bien, puisque le domaine du bâtiment a conservé une bonne vigueur tout au long de la période de ralentissement économique. Ce secteur est encore en assez bonne forme, bien que des signes d’un certain ralentissement commencent à poindre dans certaines régions du pays.

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Trois personnalités du monde des affaires optimistes face au contexte économique

Mars 2009

Développement économique Longueuil, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS), a réuni, en janvier 2009, trois personnalités du monde des affaires dans le cadre d’un évènement à saveur économique sous forme de panel animé par René Vézina, chroniqueur au journal Les Affaires. Les panélistes invités étaient Bernard Landry, ancien premier ministre et professeur à l’UQAM et professeur associé à l’école Polytechnique de Montréal, Réjean Dancause, président du groupe Dancause, cabinet conseil spécialisé en stratégies d’affaires, ainsi que Michel Lavoie, comptable agréé et associé chez Raymond Chabot Grant Thornton.

Cette activité a permis aux 200 entrepreneurs présents d’obtenir l’heure juste sur la situation économique actuelle ainsi que des pistes de solutions afin qu’elles puissent demeurer compétitives face à ces nouveaux enjeux.

Bien que beaucoup d’entreprises soient craintives face à la conjoncture actuelle, MM. Landry, Dancause et Lavoie partageaient une vision très optimiste de la situation.

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Les effets de 2010

 

Chronique rédigée par Réjean Dancause, Adm.A., FCMC, ASC, Président du Groupe Dancause et associés inc, conseillers en stratégies d’affaires.

Décembre 2009

Voilà bientôt deux ans que nous parlons de récession ou de crise. Certains disent que la reprise est à portée de main et que « ça va revenir comme avant ». Soyons prudents, les problèmes ne sont pas tous réglés et les perspectives ne sont pas les mêmes selon que l’on parle des marchés québécois, canadien ou américain.

 

Au Québec, nous avons assez peu ressenti les effets de la crise. La demande réelle pour les biens et services a peu diminuée. En Ontario, la demande a fortement été influencée par le contexte de crise de l’industrie automobile. En Alberta, la baisse des prix du pétrole a provoqué un ralentissement dans le développement des nouveaux projets d’investissement dans le domaine pétrolier. Aux États-Unis, la crise a été beaucoup plus forte et les problèmes de fond ne sont pas encore réglés.

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