Maghreb central

Perspectives économiques intéressantes

Le Maghreb est la région d’Afrique du Nord bordée au sud par le désert du Sahara, au nord par la mer Méditerranée et à l’ouest par l’océan Atlantique. Le Maghreb central regroupe l’Algérie, le Maroc et la Tunisie. Ces trois pays partagent une culture et des traditions semblables qui se distinguent de celles arabo-musulmanes. Au XIXe siècle, le Maghreb central a été colonisé par la France, et l’influence du colonialisme continue de s’y faire ressentir même si les pays concernés ont repris leur indépendance depuis un demi-siècle. La pauvreté est aussi fort répandue dans la région, puisqu’environ 23 % de la population vit avec moins de deux dollars par jour.

Malgré son apparente homogénéité sociohistorique et culturelle, le Maghreb central demeure très diversifié sur les plans économique et politique. En effet, même si la prospérité de la région repose en grande partie sur le prix du pétrole, les réserves de cette ressource ne sont pas équitablement réparties entre l’Algérie, le Maroc et la Tunisie. En raison de problèmes de sècheresse et de la rareté des terres arables, certains pays vivent aussi une crise liée à la flambée des prix alimentaires.

Le taux de croissance moyen de la région se maintient autour de 4,7 % depuis quelques années et s’appuie principalement sur les secteurs de l’énergie (grâce au pétrole), de l’agriculture (avec l’exportation d’agrumes) et du tourisme. Le Maghreb central entretient en outre des liens d’affaires solides avec l’Union européenne, qui constitue un de ses partenaires principaux.

ALGÉRIE

Étant un pays exportateur de pétrole, l’Algérie en tire quelque 60 % de ses revenus. Le pays investit énormément dans les projets d’infrastructures depuis quelques années et le gouvernement tente également de diversifier davantage son économie afin de diminuer le taux de chômage et d’augmenter la qualité de vie. Un nouveau plan d’infrastructures et de travaux publics prévoit des dépenses d’environ 150 milliards $ US pour les cinq prochaines années. Les projets déployés comprendront principalement des routes, des ports, des services publics, des systèmes sanitaires et d’aqueducs.

Du Québec vers l’Algérie

Les principales exportations du Québec vers l’Algérie sont le maïs, le papier journal, les constructions préfabriquées, la machinerie lourde (niveleuse, bouteur, etc.), les appareils et autres composantes électroniques ainsi que les articles de robinetterie.

Exportation et développement Canada (EDC) souligne qu’il existe un éventail de secteurs où les occasions d’affaires sont intéressantes pour les entrepreneurs québécois : le matériel et les services destinés à l’exploitation du pétrole et du gaz; les transports; les technologies de l’information et des communications; l’électricité; la construction d’infrastructures; les applications environnementales; les mines.

MAROC

Malgré les tentatives récentes du gouvernement marocain pour diversifier son économie et maintenir une stabilité macroéconomique, le chômage demeure important et avoisine les 20 % dans les zones urbaines. Pour conserver sa croissance économique, le pays compte sur la vigueur des secteurs non agricoles. Parmi ceux-ci, notons les télécommunications, les services financiers ainsi que les domaines du bâtiment et des travaux publics. De plus, le Maroc mise particulièrement sur le tourisme et la hausse de sa compétitivité dans l’industrie du textile.

Des efforts de réforme sont en cours à l’heure actuelle au Maroc pour ouvrir l’économie à l’investissement étranger. Toutefois, les programmes d’ajustement structurel mis en place par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale n’ont pas encore donné les résultats escomptés.

Du Québec vers le Maroc

Les principales exportations du Québec vers le Maroc sont les produits en fer et en acier, le maïs, les véhicules automobiles, le papier journal, le bois d’œuvre, les outils ainsi que les articles de robinetterie et de tuyauterie.

Le Bureau commercial de l'ambassade du Canada à Rabat, au Maroc, cible les marchés suivants comme étant particulièrement porteurs : l’aérospatiale et la défense; l’agriculture et les aliments; les métaux et les minéraux ainsi que l’équipement et les services connexes; les services pour la construction d’infrastructures; les technologies de l'information et les télécommunications.

TUNISIE

L’économie tunisienne repose essentiellement sur la vigueur des secteurs de l’agriculture et du tourisme, ainsi que sur les domaines minier et manufacturier. Durant la dernière décennie, on a assisté à une vague de privatisation des entreprises et une diminution du contrôle gouvernemental sur les affaires économiques. La Tunisie peut compter sur une main-d’œuvre formée, mais fait toutefois face à un taux de chômage élevé malgré le nombre de diplômés universitaires. On s’attend à ce que la croissance de la Tunisie ralentisse au fur et à mesure que progressera la crise financière en Europe, son partenaire d’affaires de premier plan.

Du Québec vers la Tunisie

Les principales exportations du Québec vers la Tunisie sont le papier journal, les vêtements usagés, les turboréacteurs et autres turbines à gaz, les produits de beauté, les circuits électriques, l’amiante, les composantes pour le secteur ferroviaire et les véhicules automobiles.

La Tunisie présente cependant des perspectives d'investissement très intéressantes pour les entreprises québécoises, notamment en raison de sa main-d’œuvre moins dispendieuse, mais scolarisée. Les secteurs prioritaires comprennent ceux de l’énergie électrique, de la bio-industrie, de la construction, des applications environnementales, du tourisme, de l’industrie légère, des technologies de l'information et des communications, de l’équipement agricole, de l’aéronautique et du transport ferroviaire.

Sources : MDEIE, Fiches marchés; EDC, Renseignements sur les pays; Banque mondiale, Pays et régions; Banque mondiale, Doing Business 2009; Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international; CIA World Factbook.